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Linux : Les disques et le stockage

Tirer parti des snapshots

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Grâce aux snapshots des volumes logiques, vous pourrez générer des rapports instantanés du système de fichiers.
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Transcription

On va s'intéresser cette fois à une autre fonctionnalité très très intéressante des volumes logiques qui s'appelle les snapshots, ou en français, les instantanés. A quoi correspond cette fonctionnalité ? Elle va permettre en quelque sorte de prendre une photo, un instantané d'un volume logique existant. C'est uniquement quand j'ai déjà des volumes logiques. Si je vais un lvdisplay, je n'en ai qu'un, j'ai /dev/volume1/sources. Je vais pouvoir le prendre en photo ce volume logique là. Une photo, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'un deuxième volume logique qui va être créé à partir de celui-là et qui va être l'état de ce volume logique au moment où j'ai pris le snapshot. Ça veut dire qu'il ne va pas évoluer alors que le volume logique, lui, va continuer d'évoluer en fonction de ce que font les utilisateurs. C'est très intéressant pour, par exemple effectuer des backup en tant qu'étape intermédiaire, pour effectuer des backup comme je vais vous le montrer. Ici, où est-ce que j'en suis ? Je fais mon df -h. J'ai mes sources qui sont là. Je n'ai pas continué la compilation, je vais la continuer plus tard. Pour le moment, je n'ai pas continué la compilation mais ce que je vais faire, c'est un snapshot de l'état dans lequel je suis, là, maintenant. Alors, pour ça, je vais créer un nouveau volume logique de type snapshot. Pour ça, je vais faire un lvcreate, ça, ça ne change pas. Et je vais faire un lvcreate de type snapshot. Donc, je mets -s pour dire que c'est un snapshot, c'est un instantané. Ce n'est pas un volume logique que je vais créer en partant de rien. Il va être créé à partir de /dev/volume1/sources. Je vais lui donner un nom, je vais l'appeler instantane. Je vais éviter de mettre des accents, ça peut des fois être un peu problématique et il va falloir que je précise une taille. La taille que je vais préciser, c'est la taille d'une sorte de buffer qui va être créé, dans lequel le volume logique en temps normal, en fonctionnement, va stocker toutes les écritures qu'il va réaliser. Ça veut dire que mon volume logique /dev/volume1/sources, je vais pouvoir la lancer la compilation, on va pouvoir travailler dessus. Donc, le système va devoir quand même quand j'ai effectué une opération d'écriture l'enregistrer quelque part. Il va l'enregistrer dans un buffer que je vais définir, qui a une taille qui est définie ici. Parce qu'à côté de ça, mon instantané sera le volume logique tel qu'il était à partir du moment où j'appuierai sur Entrée avec cette commande lvcreate, donc lui ne va pas bouger. Alors que le vrai volume logique, les utilisateurs vont effectuer des opérations dedans. Les écritures qui sont effectuées dedans, il faut bien les mettre quelque part. Elles vont être mises dans un espace qui aura la taille que je précise derrière le -L. Par exemple ici, je vais dire 2 Go, ça devrait être très largement suffisant. Donc là, je fais lvcreate, je crée un nouveau volume logique, -s, un snapshot, il aura le nom instantane, une taille de 2G. Et je fais un lvcreate de quoi ? Je fais un lvcreate de /dev/volume1/sources. il ne faut pas que je fasse de fautes. Donc, il va faire une photo. Il me crée le volume logique instantane. Si je fais cette fois mon lvdisplay, je vais voir que j'ai deux volumes logiques, J'ai sources, celle qui était là, il n'y a pas de problème et j'ai instantane. Alors, l'instantané, il va me dire quoi ? Si je regarde qu'il est la destination active pour sources. Donc, ça veut dire quoi ? C'est bien dans les 2G qui sont ici que les écritures vont être faites. D'ailleurs, il me dit quoi ? Il me dit COW-table size, c'est pas la vache, cow en anglais, c'est la vache ici, c'est pas la vache, le COW, il veut dire copy on white. C'est-à-dire que dans mon répertoire dans le quel je suis, pwd, dans ce répertoire où j'ai mes données, à un moment donné, c'est monté, je veux pouvoir me servir de cet espace. Si touch toto, je crée un fichier qui s'appelle toto. Ce fichier toto, physiquement, il est écrit dans mon répertoire. Je veux pouvoir le manipuler, je veux que mon répertoire, que mon système fichiers fonctionne normalement. Techniquement, qu'est-ce qu'il a fait ? Pour pouvoir avoir un /dev/volume1/instantane qui est une vue sans le toto, qui est une vue du volume logique au moment où j'ai créé l'instantané. Le toto, il va le créer dans ces 2G là. Donc en fait, ça me fait vraiment un buffer d'écriture. Si jamais je veux accéder à l'instantané, je vais pouvoir le monter et le manipuler comme un autre volume logique. Je fais faire un mount de /dev/volume1/instantane et je vais le monter par exemple dans le répertoire /mnt. Et mon instantané ls/mnt, je vais le voir ici, tel qu'il était au moment où je l'ai créé. Si je regarde mon lvmsources, j'ai le fichier toto en plus. Et si je relance la compilation dans mon répertoire lvmsources, je vais aller dans le répertoire linux, je vais relancer la compilation, nake, il va reprendre normalement à peu près là où il en était et il va lancer la compilation, toutes les opérations d'écriture, elles vont être déviées, elles vont être mises dans ce buffer de 2G. Il y a peut-être une erreur parce que j'ai fait une copie, il y a peut-être des choses qui manquaient. Mais l’opération qui va avoir lieu, elle va avoir lieu dans ce buffer-là. Donc moi, je vais pouvoir revenir au buffer si je vais dans /mnt, là, j'ai l'état sans que la compilation ait continué dans laquelle j'avais cette erreur-là. Il y a un fichier qui a commencé à être créé, il a été coupé parce qu'il n'y avait pas assez de place. Il a du mal à s'y retrouver, il faudrait relancer la compilation en repartant de zéro. Ici, mon opération, elle a réussi, c'est-à-dire que d'un côté, j'ai mon système de fichiers qui est sur un volume logique qui est en cours d'utilisation. J'ai fait un snapshot qui ne contient pas ces modifications. Voyez que dans /mnt, je n'ai pas le fichier toto alors que si je regarde dans /lvmsources, j'ai bien le fichier toto et j'ai tous les autres fichiers qui pourraient être créés dedans. Et donc si je veux créer un backup, je le peux à partir de mon snapshot. L'intérêt que j'ai à faire ça, c'est que le système de fichiers, il ne va pas bouger, il est figé, il n'évolue pas, même si j'ai des utilisateurs qui travaillent dessus, là, pour le moment, mon snapshot n'évolue pas. Quand j'ai fini de faire mon backup, quand j'ai fini de sauvegarder ce volume logique, je peux le détruire. Pour ça, je vais faire un lvremove/dev/volume1/instantane. Et là, qu'est-ce qui va se passer ? Toutes les modifications qui avaient été mises de côté, elles sont intégrées dans le volume logique d'origine. Du coup, pour l'utilisateur, c'est totalement transparent. Oui, il faut peut-être que je le démonte avant de le supprimer. Pour ça, je vais faire un umount/mnt, puis je vais rappeler ma commande, lvremove/dev/volume1/instantane. Est-ce que vous voulez l'enlever ? Oui. Voilà, il l'a enlevé et si je vais voir dans lvmsources, si je regarde, j'ai bien mon fichier toto et puis là, le volume logique continue de travailler normalement. Pour les utilisateurs, ça a été totalement transparent. J'ai fait une photo, j'ai travaillé avec la photo, j'ai détruit la photo. Pour les utilisateurs, ça a été totalement transparent.

Linux : Les disques et le stockage

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Date de parution :25 avr. 2017

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