Linux : Les disques et le stockage

S'initier au partitionnement MBR

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Découvrez MBR, le format le plus courant pour la partition de vos disques. Vous le manipulerez à l'aide de la commande fdisk.
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Transcription

Pour pouvoir partitionner nos disques durs qui est la première opération qu'on va pouvoir réaliser après avoir installer un disque dur dans la machine, on va pouvoir choisir entre plusieurs formats de partition et le format historique, le plus fréquemment rencontré, c'est le format MBR que je vais vous présenter tout de suite. Le MBR, c'est quoi ? Le MBR, c'est ce premier secteur d'un disque dur. Ici, le disque dur, je l'ai représenté de façon linéaire, secteur par secteur. Le premier secteur contient à la fois, l'amorce du système et une table des partitions ce qui va nous intéresser, c'est cette table des partitions contenue dans ce premier secteur du disque dur. Et historiquement, puisque ça date des années 80, cette table des partitions peut contenir jusqu'à 4 partitions. À cet endroit-là, elle ne peut pas en contenir plus, il n'y a pas la place pour pouvoir en enregistrer plus. Ça, c'est la première limitation du format de partition MBR. La deuxième limitation, c'est que chacune de ces partitions, elle a des limites. donc, la première partition, elle a un début, une fin, pareil pour la seconde, la troisième, la quatrième et chacune de ces bornes, le début de la partition 1, la fin de la partition 1, le début de la partition 2, la fin de la partition 2, etc. Ce sont des nombres compris entre 0 et 2 To, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je ne peux pas avoir une partition qui commence plus loin que 2 To, puisque je ne peux pas représenter 2 To au niveau du début de n'importe laquelle de ces partitions. Ça veut dire que si j'ai un disque dur de 4 To, eh bien, je ne pourrais pas faire commencer la partition 1 au-delà des deux premiers To, mais je ne pourrais pas faire commencer la partition 2 au-delà des deux premiers To, ni la 3, ni la 4, l'horizon du format de partition MBR, c'est 2 To. Un disque dur de plus de 2 To ne peut pas être totalement exploiter avec ce format de partition. Au niveau des limitations vraiment dures qui a accéléré l'adoption du format GPT, qu'on va voir ensuite, mais au niveau MBR, la limitation des 4 partitions finalement, elle a été assez vite étendue. Elle a été étendue comment ? On s'est dit qu'on allait prendre une de ces partitions, par exemple la partition 2 et au lieu de directement l'utiliser, cette partition 2, elle va jouer le rôle de conteneur dans lequel on mettra des sous-partitions, ici, la 5, la 6 et la 7, et là apparait la première règle avec le format de partition MBR, quand on a un numéro de partition qui est compris entre 1 et 4, eh bien, il s'agit d'une partition au sens historique qui est stockée dans cette table des partitions-là. Donc, je peux bien faire une 1 et une 3, et pas faire de 2 ni de 4, mais par contre, quand j'ai un numéro de partition qui est 5 ou 6 ou 7 ou 8 ou 9, etc. ça veut dire que c'est la sous-partition d'une partition historique. Donc, les partitions de 1 à 4 sont des partitions dans la table des partitions qui sont là, et les partitions 5 et supérieures sont des sous-partitions d'une partition qui a été choisie. Alors, il y a une nomenclature qui existe là-dessus cette nomenclature, c'est la suivante : les partitions historiques que l'on va rencontrer ici et qu'on va utiliser directement, ce sont des partitions primaires, donc je ne peux avoir que 4 partitions primaires. Au maximum, je ne peux pas en avoir plus. Une ou deux ou trois ou quatre. Par contre, si je souhaite utiliser des sous-partitions, il faut choisir une de ces partitions primaires. Je ne l'utiliserais pas directement, je l'utiliserais en tant que conteneur et à ce moment-là, elle va s'appeler une partition étendue. Et cette partition étendue sera utilisée pour faire des sous-partitions qu'on appellera des partitions logiques. Donc, quand une partition est nommée de 1 à 4, c'est soit une partition primaire, soit une partition étendue et quand elle a un numéro qui est supérieur à 5, il s'agira d'une partition logique. Attention, je ne peux avoir qu'une seule partition étendue sur mon système. Pour mettre ça en place, on va utiliser une commande qui est la commande fdisk, avec la commande fdisk -l, il va me lister toutes les tables de partitions de tous mes supports de stockage, je vois que j'ai un disque SBD ici, qui fait 500 Go avec lequel je vais m'amuser. Donc, je vais partitionner ce disque-là. Je vais faire Ctrl+L pour effacer la page. Donc, je vais faire fdisk, derrière, je vais lui donner le nom du disque dur que je souhaite partitionner. Et là, en l’occurrence, c'est donc /dev/sdb. Cette commande fdisk possède quelques options interactives que je vais regarder. Alors, tout d'abord, la plus importante, c'est le m qui m'affiche l'aide et qui m’affiche un petit résumé des options qui existent, dans celles-là, il y en a quelques unes qui vont particulièrement m'intéresser. C'est l'AP qui va me permettre d'afficher, de voir la table des partitions actuelles, l'intérêt de ce fdisk, c'est que quand je vais faire des opérations, il ne touchera pas au disque, il ne touchera au disque que quand je dirai d'enregistrer les modifications avec la commande w, si jamais je ne souhaite pas enregistrer les modifications, je ferai q, pour quitter sans enregistrer les modifications, et l’option suivante qui va m'intéresser aussi, c'est la petit n pour ajouter une nouvelle partition, et il y a la petit d qui permet d'effacer une partition si jamais vous avez fait une erreur. Donc, commençons à créer nos partitions, on va faire p pour afficher les partitions actuelles, il n'y en a pas, mon disque, il est vide, je vais moi pouvoir les ajouter. Je vais utiliser le n pour faire un new partition. Je fais n. Nouvelle partition, il me demande si je veux faire une partition primaire ou étendue. Est-ce que je veux faire une partition historique qui sera directement utilisable ou est-ce que je veux faire un conteneur dans lequel je mettrais des sous-partitions ? La première que je vais faire, je vais la faire primaire Le numéro de la partition : de 1 à 4, je n'ai pas le choix. Par défaut, il me propose la première, le premier secteur de ma partition, donc là, où est-ce qu'elle va commencer cette partition ? La valeur par défaut, c'est toujours la premier secteur de disponible qu'il a pu rencontrer sur le disque, donc là, je vais prendre cette valeur-là puisque le disque est vide. Le dernier secteur, je n'ai pas envie de faire un calcul par rapport à la taille du secteur. Je peux, au lieu de marquer le dernier secteur, marquer un plus et donner la taille suivie de l'unité qui m'intéresse. Je vais faire une partition de 100 Go par exemple. Donc, faire + 100, et je n'oublie pas de marquer l'unité derrière, si je ne mets pas l'unité derrière, ça veut dire que je veux faire une partition de 100 secteur, ce qui ne va pas faire très gros Donc là, si j'appuie sur entrée, il me le dit, il a crée la partition n° 1 de type Linux et d'une taille de 100 Go. Si je fais un p, faites-le toujours à chaque opération, pour vous assurer de ne pas avoir fait de bêtises, j'ai bien ma partition /dev/sdb1 qui fait 100 Go, comme on l'a vu avant et qui a bien été définie. Donc, je vais créer une autre partition évidemment, si jamais je fais un n, je crée donc une nouvelle partition, primaire ou étendue, pour varier un peu, cette fois, je vais faire une partition étendue, donc je vais faire un e, numéro de la partition, je prends la valeur par défaut, partition n° 2, premier secteur de disponible, il est juste après ma première partition comme on peut le voir au niveau de ces nombres-là, ici, c'est bien celui-là, +1, 209717247, et ici, 248, c'est bien le suivant. Donc, je prends celui-là, et quand je fais une partition étendue, mon conseil, c'est d'aller jusqu'au bout du disque. La raison est simple, ça vous permettra de créer autant de partition logique que vous voulez et de ne pas être bloqué en ayant créé une autre partition primaire puis une dernière partition primaire et après avoir de l'espace non utilisable, donc je vais prendre la plus grande possible, une partition 2, de type étendue et d'une taille de 400 Go. Je fais un p et j'ai bien ma partition qui est là. Et je vais finir avec une partition logique, petit l, pour la créer. « l », voilà, partition logique, primaire, cette fois, je n'ai plus l'étendue, je n'ai plus que la logique qui m'est proposée. Premier secteur, ça va être le premier dans ma partition étendue, comme on le voit, ici, ces limites-là, sont bien à l'intérieur de ces limites-là, donc je prends le premier secteur qui est disponible et puis, je vais la faire de 50 Go, donc +50G, et à partir de là, si je fais p, j'ai bien mes partitions qui sont là, la 1, la 2 et la 5. Pourquoi 5 ? Et pas 3 ? Parce que 5, c'est une sous partition de la 2 de la partition étendue. C'est toujours 5 la première partition, ça correspond à ce que je voulais, je n'ai plus qu'à faire w, appuyer sur entrée et ma table des partitions a alors été enregistrée. Si jamais, vous avez modifié la table des partitions de votre disque de boot, le système ne va pas prendre tout de suite vos modifications, vous devrez taper la commande part prob, pour que ces modifications puissent être prise en compte par le système. vous aurez bien changé la table des partitions du disque, mais le système n'aura pas relu la table des partitions et n'aura pas crée les entrée dans le répertoire /dev pour que vous puissiez y accéder. Ce n'est pas mon disque de boot, il n'y a pas de soucis, ça a fonctionné.

Linux : Les disques et le stockage

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Date de parution :25 avr. 2017

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