Découvrir le design graphique : La conception de logos

Résoudre quelques problèmes

TESTEZ LINKEDIN LEARNING GRATUITEMENT ET SANS ENGAGEMENT

Tester maintenant Afficher tous les abonnements
Un bon logo doit être universel. Il doit être compatible avec les écrans, le papier, le textile, etc. Examinez quelques scénarios qui présentent des difficultés comme celle de donner un bon rendu en petite taille et en basse résolution.
05:25

Transcription

Comme je l’ai déjà dit, un bon logo doit notamment être universel. Compatible avec les écrans, le papier, le textile, le plastique… Le plus difficile est qu’il rende bien en tout petit et surtout en basse résolution. J’ai trois scénarios. Un logo simple et gras ne rencontrera presque aucun problème. Celui de la Croix-Rouge reste clair, même à la petite taille d’une icône. 16 pixels, c’est un bon test : si le logo se voit bien là, il se verra partout. Mais que faire quand un logo est plus complexe et plus fin, comme ce monogramme ? Voyez ce qu’il devient à la taille d’une icône. Les lignes s’affinent et menacent de disparaître ; en basse résolution, il leur arrive de disparaître. De plus, ces deux versions ne se ressemblent pas. La petite a l’air bien plus fine. On a donc deux problèmes à régler. La solution consiste à créer une seconde mouture du logo, plus grasse que la première. Ce processus est assez simple. Graissez les lignes – ici, on double leur largeur –, puis ouvrez les contre-poinçons en décalant le fût du L vers la droite et sa traverse vers le haut. Cela ouvre les espaces blancs, qui comptent autant que les parties colorées : ne manquez pas cette étape. Le logo d’origine est le grand, à gauche, et le nouveau logo est le petit, à droite. Vous voyez ? Maintenant, ils se ressemblent. Je vous laisse comparer. À présent, je remplace la petite version par la version fine d’origine. Cela change tout. Règle no 1, pour les petites tailles, refaites votre logo en plus gras. Permettez-moi une précision. J’ai optimisé les lignes et les contre-poinçons selon ce que je voyais sur mon écran, mais vous voyez peut-être un résultat légèrement différent. Comme mes fichiers ont transité par InDesign, en JPEG, par Adobe Premiere et par le fichier vidéo que vous visionnez, probablement en streaming à une certaine taille, il y a des chances que vous ne voyiez pas exactement ce que je vois. C’est à prendre en compte. Mon deuxième scénario est celui des polices à la fois fines et petites. Le nom Vio est dans une superbe police appelée Didot. Elle appartient à la famille des polices modernes et se caractérise par ses empattements droits extrêmement fins. La petite signature blanche est en Helvetica Neue Light. Le tout en haut de casse. Didot est populaire dans l’univers de la mode. Le problème des polices légères, on l’a déjà vu, c’est que leurs lignes fines disparaissent quand le logo rapetisse. La solution, ici, ressemble à la précédente, c’est-à-dire qu’il faut faire plus gras. Cependant, dans ce cas, on ne graisse pas l’intégralité du mot, mais juste ses empattements. C’est justement là que cette police nous sauve. HTF Didot de typography.com a été déclinée en sept tailles précisément dans ce but. Des empattements fins aux plus épais. Les fins sont pour les couvertures de magazine ou les affiches et les épais sont pour les petits formats, comme ici. On perd en élégance à cette taille, mais si on réduit le logo, il semble normal à nouveau. Regardez-les, côte à côte. La version lourde, à gauche, est plus claire. Autre problème : la minisignature. La solution, ici, est de passer à la graisse Helvetica Neue Medium. Maintenant, on a une miniversion du logo d’origine. Mais, pour que cette signature soit lisible, il faut également l’agrandir. Dans ce cas, je double sa taille. Attention, la taille et la graisse de votre logo dépendent de l’usage qui en sera fait, alors fiez-vous à votre œil. En agrandissant le logo, j’ai conservé la longueur totale de la ligne. De cette façon, j’ai conservé le rapport entre le nom et la signature. Maintenant, si je réduis ce logo, il reste correct mais aussi lisible. Regardez-le, à côté de la version d’origine. La nouvelle mouture est à gauche et, quand on la compare à la précédente, on voit que la mission est accomplie. Les deux se ressemblent. Mon troisième scénario est celui du super logo Ion, signé David Lerch. Il pose un problème courant. Il nous faut une icône carrée et le logo ne va pas rentrer. La solution, ici, est de retenir un élément descriptif. Dans ce cas, l’élément descriptif est le point sur le i, donc il suffit de prélever ce carré. Les espaces blancs comptent autant que les parties colorées, mais cette courbe blanche rétrécit fortement à droite. Donc, on élargit cette courbe et on place ce carré dans la barre de menus pour avoir une icône identifiable et deux images semblables.

Découvrir le design graphique : La conception de logos

Découvrez comment transposer les principes de grandes marques à votre propre logo. Comprenez ce qu'est un bon logo, pensez simple et ne mélangez pas les styles.

55 min (15 vidéos)
Aucun commentaire n´est disponible actuellement
Spécial abonnés
Date de parution :28 juin 2018

Votre formation est disponible en ligne avec option de téléchargement. Bonne nouvelle : vous ne devez pas choisir entre les deux. Dès que vous achetez une formation, vous disposez des deux options de consultation !

Le téléchargement vous permet de consulter la formation hors ligne et offre une interface plus conviviale. Si vous travaillez sur différents ordinateurs ou que vous ne voulez pas regarder la formation en une seule fois, connectez-vous sur cette page pour consulter en ligne les vidéos de la formation. Nous vous souhaitons un excellent apprentissage avec cette formation vidéo.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions !