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Les fondements de la photographie : Photo de nuit et en basse lumière

Préparer la séance de prise de vue

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Selon votre emplacement dans la salle de spectacle, vous aurez à gérer différentes ombres et lumières. Ben Long vous donne une de ses méthodes.
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05:25

Transcription

Je suis arrivé au théâtre suffisamment tôt. Je vais choisir ma place. Des acteurs sont déjà là pour commencer les répétitions. J’ai tout mon temps, grâce aux autorisations qui m’ont été accordées. Mais si vous arrivez à l’ouverture des portes, il faudra vous décider rapidement. Et si les places sont attribuées, vous n’aurez guère le choix. Bref, toute la salle est libre, et je m’interroge sur la meilleure place pour s’asseoir. Eh bien, il y a plusieurs possibilités. D’abord, il y a ces poteaux dans mon champ de vision, et je ne veux pas être derrière. Vous pensez que je vais me mettre au premier rang, histoire d’être bien placé. C’est probablement ce que je vais faire. Mais, ici, on regarde vers le haut, ce qui n’est pas un avantage, notamment à cause de l’éclairage, derrière les acteurs, et face à nous. Néanmoins, je pense que ça ira, d’autant que la scène est profonde, et j’aurai besoin d’atteindre ceux qui se trouvent au fond. Ceci dit, je m’inquiète aussi du champ de vision, je ne pourrai probablement pas voir la scène sur toute sa largeur. Du coup, je vais voir derrière. Au milieu de la salle, c’est mieux, je suis placé plus haut, au niveau de la scène, avec une vue plus large. Je pourrais reculer encore et photographier en contre-plongée. Mais il y a un autre facteur dont je dois tenir compte : le choix de l’objectif. J’ai plusieurs objectifs avec moi, avec des focales différentes, et de luminosité variable, selon leur ouverture maximale. Et puisque nous sommes dans un lieu peu éclairé, mon plus gros problème sera de figer le mouvement. Les acteurs vont pas mal bouger sur scène, c’est donc un facteur important. Pour l’instant, mon appareil est équipé d’un zoom 24-105 mm. C’est un objectif à tout faire, et qui voit large. En étant assis ici, il couvre toute la largeur de la scène, et la focale de 105 mm me permet de chercher le sujet assez loin et de cadrer le buste. Le problème, c’est qu’il ouvre à f/4. Pas moyen d’ouvrir plus. Et un petit essai du posemètre m’indique que, même à 1600 ISO, avec cet éclairage, la vitesse sera insuffisante pour figer le mouvement. Il va peut-être falloir un objectif plus lumineux. J’ai également emmené un 50 mm f/1,2. Il me permettra de gagner deux ou trois vitesses, assez pour figer l’action, mais la focale est trop courte. Difficile de faire des plans rapprochés. Et le champ de vision sera restreint. Je ne pourrai pas photographier la scène sur toute sa largeur. Certes, l’appareil a une résolution de 23 mégapixels, ce qui permet de recadrer. Donc, le 50 mm ira peut-être, car je peux recadrer au centre de l’image. Mais examinons d’autres possibilités. J’ai également un 16-35 mm à f/2,8. Un bon grand-angle lumineux. Il ne m’apportera pas grand-chose si je reste derrière, par contre c’est impeccable en étant assis devant. Je ne pourrai pas faire de gros plans, mais j’aurai de bonnes photos de la scène, sans parler du mouvement, qui ne sera plus un problème. J’ai également un 75-300 mm, dont la focale me permet de travailler du fond de la salle. Il ouvre à f/3,5 – 5,6, 5,6 étant pour la focale la plus longue. Ce n’est guère lumineux, ça va être difficile de figer le mouvement. Au bout du compte, je m’aperçois que je n’ai pas l’objectif idéal. Je crois qu’il va falloir me déplacer, pas pendant le spectacle, bien sûr, sinon je vais déranger les spectateurs, mais il y a l’entracte. Donc, je vais commencer en m’asseyant ici, et utiliser mon 50 mm lumineux et mon 24-105 mm à tout faire. Et, plus tard, pendant l’entracte, j’irai m’assoir au fond de la salle. J’ai déjà vérifié. Le spectacle ne fait pas complet, j’ai le choix et je pourrai me déplacer. Le plus important, que vous puissiez vous déplacer ou pas, est de comprendre pourquoi la luminosité et la focale de l’objectif vont décider de l’endroit où vous allez vous assoir. Avant de commencer, je vérifie également l’appareil. Je m’assure que le « bip » est désactivé. L’appareil produit pas mal de « bips » avec l’autofocus et autres. Je ne voudrais pas agacer les spectateurs avec ça. Bon, c’est un spectacle d’improvisation, on n’est pas à l’opéra, mais quand même, je ne veux gêner personne. Je coupe également l’écran arrière. En effet, après chaque déclenchement, il affiche la photo. Non seulement ça risque de distraire les spectateurs, mais, lorsque je prends des photos, je ne souhaite pas être ébloui par l’écran qui s’illumine. Et si j’ai besoin de vérifier mes images, et de contrôler l’exposition avec l’histogramme, je le ferai plus tard, en faisant défiler les images à la main, mais pas à chaque déclenchement. J’utiliserai la mise au point automatique avec tous les objectifs, car je dois travailler vite et, de toute façon, il y a assez de lumière. Évidemment, j’active le stabilisateur des objectifs qui en sont pourvus. C’est indispensable pour limiter tout risque de flou de bougé. Enfin, je sais comment manipuler l’appareil dans le noir. Je n’ai pas besoin de lire les libellés. Je sais où se trouve le bouton ISO. Je sais où se trouve la commande de compensation d’exposition. Je vais probablement jongler entre priorité Vitesse et Diaphragme, et je le fais au feeling, car le sélecteur de mode est cranté. Il va faire sombre, et je ne veux pas perdre mon temps à regarder. Au pire, je sais où se trouve le bouton d’éclairage de l’écran supérieur. Mais je préfère piloter mon appareil de cette manière, pour ne pas déranger les autres. Je pense donc à tout ça avant de commencer. Je ne sais pas si ma méthode est la bonne, mais au moins, je sais comment démarrer, je peux profiter de l’entracte pour changer, mais nous en rediscuterons le moment voulu.

Les fondements de la photographie : Photo de nuit et en basse lumière

Mettez toutes les chances de votre côté pour réaliser de bonnes photos en basse lumière. Découvrez des astuces de prise de vue qui vous aideront à gérer ces conditions difficiles.

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