Les fondements de la photographie : Photo de nuit et en basse lumière

Photographier les étoiles

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Plusieurs paramètres sont à prendre en compte s'il y a des étoiles dans l'image. Vous devez vous décider entre des étoiles figées ou avec traînées. Ainsi, vous allez focaliser sur la profondeur de champ, l'exposition ou encore sur le temps de pose.
avec
09:27

Transcription

Si vous avez loupé la vidéo précédente, je tiens à vous informer qu’en règle générale, je ne suis pas habillé comme ça pour aller à la plage. Mais on est au milieu de la nuit, et il fait très froid. Le lieu de tournage est éclairé, comme dans la vidéo précédente. Mais, en réalité, il fait beaucoup plus sombre. Il y a un peu de lumière derrière moi, qui vous permet de me situer, et je baigne moi-même dans de la lumière. Pourtant, lorsque les lumières sont éteintes, je vois assez bien. En fait, les caméras actuelles ne valent pas nos yeux quand il fait sombre. On va tenter une autre photo. Les problèmes à régler seront les mêmes que dans les cas précédents, excepté que nous allons inclure les étoiles, ce qui va compliquer notre méthodologie. En effet, il faudra tenir compte de ce nouvel élément. Et il faudra choisir entre des petits points de lumière ou des traînées. Devant moi se trouve un impressionnant bloc rocheux. il est très découpé et pointu et, derrière, dans le ciel, il y a de jolies étoiles. Je vois tout avec ma torche, vous aussi je pense. J’ai composé à l’œil nu et l’appareil est sur un trépied. Il est équipé d’un zoom 24-105/4. Je vois bien à l’œil nu, grâce à la lune, mais je vais quand même prendre une vue d’essai, car il fait sombre, malgré tout, et je distingue à peine les contours. Je fais comme dans la vidéo précédente. J’augmente la sensibilité à 12800 ISO, pour une vitesse d’obturation élevée. Cela me permet de vérifier le résultat sans attendre. Je viens de heurter l’appareil et je crois qu’il va falloir que j’ajuste ceci. Je suis en mode Programme, car l’exposition m’importe peu. OK les gars, vous pouvez éteindre. Je vais disparaître, juste le temps de prendre cette photo. Le miroir est relevé, comme dans la vidéo précédente. Ça permet d’éviter les vibrations. Pour l’instant, je ne me préoccupe pas de la mise au point. Je m’en occuperai plus tard. Je jette un œil, l’exposition a duré à peine 1,3s. C’est rapide. Ça a l’air bon. Les gars, vous pouvez rallumer. D’abord, je vais bloquer le mouvement panoramique du trépied. Donc je n’aurai plus de souci à me faire pour cadrer. Maintenant, il faut faire le point. Je suis encore en mode manuel, pour vérifier le cadrage, comme je l’ai dit auparavant. La mise au point sera plus facile à faire que dans la vidéo précédente. Et je peux même utiliser l’autofocus, même s’il s’est montré un peu hésitant une fois ou deux. Je mets le bouton de l’objectif sur AF, et j’allume la lampe torche. C’est une astuce que j’ai déjà montrée. Je vais éclairer le rocher, ce qui permettra à l’autofocus de fonctionner, mais là, il n’a pas l’air de fonctionner. Effectivement, je n’y arriverai pas si le système est réglé pour sélectionner lui-même un collimateur de mise au point. J’observe le rocher, pour trouver une zone où il y a du contraste, au bord, par exemple. Le bord du rocher sur ciel noir donne un contraste prononcé. Je vais sélectionner le collimateur AF. Et plus particulièrement celui du bas. Et là encore, c’est bien la preuve qu’il faut connaître l’emplacement des commandes sans les voir. Je sais où doit se faire le point et, donc, j’ai sélectionné le collimateur inférieur. Mais d’abord, il faut que je recompose l’image. C’est le problème en photo de nuit. Je place le collimateur sélectionné sur le bord du rocher, qui est éclairé par ma torche, mais il y a encore des petits soucis de mise au point. Je vais bouger l’appareil jusqu’à ce qu’il trouve le point et, voilà, c’est bon. La mise au point est faite, et je règle l’objectif en mise au point manuelle. Ainsi, si je presse accidentellement le déclencheur à mi-course, la mise au point ne risque pas d’être modifiée. Je vais également recadrer, puis verrouiller le trépied. Pour recadrer, je vais prendre un autre cliché à 12800 ISO. Les gars, vous pouvez éteindre, merci ! Je revérifie le cadrage. Le temps de pose est très court. Je crois qu’il faut que je pivote un peu vers la droite. Un petit mouvement, et un autre cliché. C’est inévitable en photo de nuit. On travaille à l’aveugle, et il faut vérifier les réglages avec des clichés de test. OK les gars, vous pouvez rallumer. La composition et la mise au point sont bonnes, on passe à l’exposition. Je vais diminuer la sensibilité ISO. Là encore, je suis tranquille car je sais parfaitement jusqu’où le bruit de l’appareil reste acceptable. Je peux travailler sans souci jusqu’à 3200 ISO. Néanmoins, je vais le régler à 1600. Comme il n’y a pas de lumière, le temps de pose sera long. Et il y aura forcément un peu de bruit. Je dois me décider. Il faudra aussi de la profondeur de champ, au cas où la mise au point n’est pas parfaite, et je dois aussi tenir compte des étoiles. Faut-il des traînées d’étoiles ou pas ? La focale est légèrement inférieure à 50 mm. Je suis entre 45 et 50 mm, et on peut calculer le temps de pose maximal pour figer à coup sûr les étoiles : il faut diviser 600 par la focale. Et donc, 600 divisé par 45 ou 50, on obtient 12 ou 13. Ainsi, toutes les poses inférieures à 12s me permettront de figer les étoiles. Et au-dessus de 12s, je commencerai à voir des traînées de lumière. Elles seront très courtes, et même quasiment invisibles, mais en allongeant le temps de pose, elles vont finir par se voir. Ce calcul concerne les appareils plein format ou à film 35 mm. Avec un capteur plus petit, l’effet de traînée commencera plus tôt. Mais c’est une bonne base de calcul, et comme il y a l’effet de recadrage, vous verrez les traînées plus rapidement. Donc ce qu’il me faut, ce sont des points lumineux. Je ne veux pas que la vitesse d’obturation soit plus lente que 12s. Je vais demander à l’équipe d’éteindre encore une fois, pour que je puisse prendre une mesure. Là encore, je suis en mode Programme. À 1600 ISO, j’obtiens 10s à f/4. C’est pas mal. J’étais préoccupé par la profondeur de champ. J’espérais fermer à f/5,6 ou f/8, mais le temps de pose est déjà de 10s. À f/5,6, le temps de pose va chuter à 20s, une valeur de plus, et là, je risque de me retrouver avec des traînées d’étoiles. Je laisse tomber pour la profondeur de champ, en espérant que le point est bon, et je prends une photo à 10s. Le miroir est toujours relevé, il ne me reste plus qu’à déclencher. La pose va durer 10s. Je fais très attention à ne pas faire vibrer l’appareil photo. Avec un temps de pose de 10s, le simple fait d’appuyer sur le déclencheur provoque des vibrations, qui se prolongent même après avoir lâché l’appareil, ce qui rendra la photo floue. L’image a l’air bonne, ainsi que la netteté, et les étoiles sont bien figées. Pour être sûr, je vais recommencer mais, cette fois, avec une ouverture de f/5,6. Ainsi, je récupère un peu de profondeur de champ. Il y aura peut-être des traînées d’étoiles mais, à mon avis, elles seront infimes et passeront inaperçues. Concrètement, les étoiles seront un peu plus brillantes. Avec une focale plus longue, les étoiles sont également plus brillantes. Avec un téléobjectif, les étoiles sont plus brillantes qu’avec un grand-angle. Plus les étoiles sont éloignées de l’étoile polaire, plus les traînées s’allongent. En pose longue, les étoiles les plus proches de l’étoile polaire auront une traînée très courte. Et en descendant vers le sud, les traînées vont s’allonger. OK, en comparant ces deux images, je constate que les étoiles affichent de courtes traînées. Malgré tout, elles ont l’aspect de points brillants, et ça me convient. Je pense qu’il y a assez de profondeur de champ, et les étoiles sont comme je le souhaite. Et pour avoir des traînées, il faudrait allonger le temps de pose, le plus simple étant de diminuer la sensibilité ISO. Les gars, vous pouvez rallumer ! Bien, à 1600 ISO, la vitesse est de 8s. Si je descends à 800 ISO, le temps de pose passe à 16s, puis 32s à 400 ISO, 1 minute à 200 ISO et 2 minutes à 100 ISO. Bref, pour obtenir de belles traînées, il suffit d’allonger le temps de pose en diminuant la sensibilité. C’est donc un paramètre à prendre en compte s’il y a des étoiles dans l’image : en plus de la profondeur de champ et de l’exposition, je dois me décider entre des étoiles figées ou avec traînées, ça fait partie de l’équation. Dans la prochaîne vidéo, nous nous pencherons sur un cas qui tient compte des mêmes facteurs.

Les fondements de la photographie : Photo de nuit et en basse lumière

Mettez toutes les chances de votre côté pour réaliser de bonnes photos en basse lumière. Découvrez des astuces de prise de vue qui vous aideront à gérer ces conditions difficiles.

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