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Linux : Les disques et le stockage

Créer un système de fichiers

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Dans cette vidéo, vous allez créer de nouveaux systèmes de fichiers de type ext4 ou XFS. Vous distinguerez également leurs particularités.
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Transcription

La prochaine opération que l'on va réaliser c'est que l'on a des partitions sur notre disque dur, on sait ce que c'est qu'un fichier et donc on sait que, pour avoir des fichiers, il faut créer des structures donc maintenant, sur les partitions que j'ai créées tout à l'heure, je fais un « fdisk -l » pour appeler les partitions que j'ai. Sur la partition « sdb1» par exemple et sur la partition « sdc1» je vais créer des structures qui me permettent d'y mettre des fichiers parce que, pour le moment, je ne peux pas utiliser mes partitions parce que, pour le moment, il n'y a pas d'endroit où mettre les « Inodes », les zones de données, etc... Pour cela, je vais utiliser la commande « mk fs » je fais « Ctrl + L » pour effacer la page « mk fs » donc pour « Make File System » Je vais créer le système de fichiers. Je vais faire « mk fs » et je vais préciser un type de système de fichiers à créer, par exemple le type « ext4 » Qu'est-ce que c'est que ce type ? Il y a plusieurs manières de faire un système de fichiers avec une zone « Inode » et une zone de données. Ces manières sont représentées par plusieurs familles de systèmes de fichiers L' « ext4 » est l'évolution du système de fichiers historique qu'on avait sous Linux qui est extrêmement robuste, qui fonctionne très bien mais qui est un peu limité quand on a des accès concurents c'est-à-dire quand il y a plein de programmes qui vont lire et écrire en même temps sur le disque, c'est pas le plus performant. On verra qu'il y a plutôt « xfs » qui va être adapté dans ce cas-là. Puisque je ne vais pas faire énormément d'accès concurrents, ce n'est pas un serveur qui est hyper sollicité que je crée ici, je vais faire « mk fs -t ext4 » et, derrière, je vais lui dire que je veux créer ce système de fichiers sur la partition « /dev/sdb1» qui est la première partition de mon deuxième disque dur. Si jamais je fais ça, voilà ce qu'il va me dire : il m'affiche plusieurs choses que je vais souhaiter commenter. Déjà, il me dit que la commande qui l'appelle est « mke2fs » ce qui est bizarre puisque j'ai appelé « mk fs ». En réalité, cette commande « mk fs » est une commande qui va appeler une autre commande. Quand je fais « mk fs -t ext4 », elle va appeler le programme qui s'appelle « mkfs.ext4 » qui est aussi la commande « mke2fs » Si jamais je fais « mk fs -t bidule » de « /dev/sdb1 » que va-t-il faire ? Il essaye d'appeler la commande « mkfs.bidule » donc ce qu'il faut se dire c'est que si jamais je veux les options, si je veux afficher la documentation de « mk fs » quand je fais du « ext4 » je vais appeler la documentation de « mkfs.ext4 » ou d'autres, pour les autres systèmes de fichiers que je voudrais créer. Ça, c'est la première chose à voir avec ce « mk fs », il appelle une autre commande qu'on peut construire à partir de ce qu'on passe en paramètres derrière le « -t » Ensuite, il m'affiche plusieurs choses : un label, une étiquette de système de fichiers, là il n'en n'a pas mis, on verra comment changer après. C'est un système de fichiers Linux, la taille des blocs du système de fichiers est de 4 Ko, il y a des fragments de 4 Ko, bref plein d'informations. Ici, je vois que j'ai deux choses qui vont faire référence à ce qu'on a vu précédemment : j'ai 6.553.600 « Inodes » sur la nouvelle partition que je suis en train de créer, que je suis en train de formater. Je n'ai pas le même nombre de « Inodes » sur mon système que j'avais fait précédemment. J'ai également, si je compte bien, 26.214.400 blocs qui vont être pour les données. Ça, ce sont les « Inodes » qui vont contenir les fiches permettant d'accéder aux fichiers qui vont, eux, au niveau de leur contenu, être mis dans les blocs de données. Il fait plusieurs groupes, c'est-à-dire que 8.192 « Inodes » par groupe, en réalité, il va découper ma table d'« Inodes » en plusieurs morceaux, qu'il va répartir le long du disque pour des raisons de performance. Ensuite, il crée mon système de fichiers. Une fois que j'ai fait ce système de fichiers « sdb1 » je vais pouvoir accéder à « sdb1 », je vais pouvoir monter « sdb1 » Voilà, j'ai fait ma première partition « ext4 sur sdb1 » Je vais faire la même chose en « xfs » Comme je vais faire ça ? Je vais faire « mk fs -t xfs /dev/sdc1 » que je vais écrire en « xfs » Il va également créer les structures, cette fois, des structures propres à « xfs » au lieu des structures propres à « ext4 » « xfs » est beaucoup plus performant quand il y a beaucoup d'accès concurrents c'est-à-dire plusieurs processus qui vont lire et écrire en même temps, sur le disque et il est capable de monter à des capacités de stockage qui sont absolument gigantesques, plus importantes encore que celles d' « ext4 » qui sont déjà très grandes. Voilà, il le fait. Il m'affiche les choses d'une manière différente mais il va également me créer les « Inodes », la table des « Inodes », les zones de données, etc. Une fois que j'ai fait ces systèmes de fichiers, que ce soit « ext4 » ou « xfs » je vais pouvoir y accéder depuis un répertoire en montant ces partitions dans un répertoire. Mais je ne vais pas le faire tout de suite. Tout d'abord, je vais effacer ma page. Ce que je vais faire, c'est que je vais vouloir afficher les métadonnées de mon système de fichiers. Quand je vais être en « ext4 », je vais regarder cela avec la commande « tune2fs » qui va m'afficher toutes les données de gestion, les données éventuellement modifiables du système de fichiers. Je veux les afficher, je fais un « -l » pour les lister et celles de « /dev/sdb1 » Dans ce cas-là, que va-t-il m'afficher ? Il m'affiche plein de choses, je ne vais pas tout détailler mais notamment il va m'afficher un nom, il va me dire la dernière fois qu'il a été monté. Je viens de la créer donc il n'a jamais été monté et il va m'afficher un « UUID » C'est super important et on en parlera après car, finalement, vu que le nom du disque dur va dépendre de l'ordre dans lequel il sera détecté, le nom peut changer. Par contre l' « UUID » ne changera pas. Et puis j'ai différentes propriétés qui sont mises derrière, notamment le nombre d' « Inodes », le nombre de « blocks » J'ai des « blocks » réservés à l'utilisateur « root » pour être sûr que, quand un utilisateur va remplir la partition, l'utilisateur « root » pourra toujours accéder au système et avoir un peu d'espace pour lui. Bref, tout un ensemble d'informations qu'il va ajouter. Ce que je vais faire, c'est souhaiter mettre un label, c'est-à-dire mettre un nom, associer un nom à cette partition et pour cela je vais faire la commande « tune2fs -L » (grand L) et je vais l'appeler « ext4 » par exemple « ext4 » et j'appelle ça dans « /dev/sdb1 » Là, il ne me dit rien, il a appelé la commande « tune2fs » Si je rappelle ma commande « tune2fs -l » je reviens au début, cette fois le « Filesystem volume name » s'appelle « ext4 » Si je veux faire la même chose sur la partition « xfs » je ne peux pas utiliser « tune2fs » Je vais effacer ma page. Si je fais « tune2fs -l /dev/sdc1 » il ne va pas être content. Il va me dire qu'il ne comprend pas ce n'est pas du « ext4 » ce n'est pas du « ext3 » ce n'est pas du « ext » qui peut être géré par « tune2fs » A la place, on va utiliser la commande « xfs_admin » et si je fais « xfs_admin -l /dev/sdc1» il ne m'affiche que le label, il ne m'affiche pas toutes les informations, que le label et je pourrais modifier le label uniquement si la partition n'est pas utilisée, si elle n'est pas montée. Je vais lui mettre un label « -L » et je vais l'appeler « Xfs » (grand X) Là, si je refais le « -l » je vois que, cette fois, le label est « Xfs » Je pourrais afficher l' « UUID », afficher toutes les informations pour plus d'infos sur la commande « xfs_admin » on fait un « man xfs_admin » et je vais voir que si jamais j'affiche le « -u » il m'affiche l'« UUID » On avait un UUID pour « ext4 » on en aura un également pour « xfs » donc voilà un peu comment on va le manipuler. Il est important de remarquer que « xfs » est un peu plus casse-pieds à manipuler que « ext4» notamment en termes de « UUID » ou en termes de labels puisqu'on ne pourra changer les « UUID » ou les labels que des partitions qui ne sont pas utilisées, qui ne sont pas montées alors que pour « ext4 », ça ne posera aucun problème.

Linux : Les disques et le stockage

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Date de parution :25 avr. 2017

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