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En raison de la croissance exponentielle d'Internet, il fallait trouver des solutions au manque d'adresses IPv4. Découvrez de quelle façon le protocole a été adapté.
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Transcription

Encore quelques mots sur les problèmes d'IPv4. Nous avons dit qu'il y avait un nombre d'adresses limité et qu'il y avait même des plages d'adresses qui restaient inutilisées, par exemple, toutes les plages d'adresses commençant par 10 ne peuvent pas être utilisées en public puisque ce sont des plages d'adresses... comme le 192.168, d'ailleurs ... ce sont des plages d'adresses internes qui ne peuvent être utilisées que pour des adresses locales dans des réseaux locaux et elles ne peuvent pas être interconnectées avec d'autres réseaux, elles ne peuvent pas être routées sur l'extérieur de réseaux locaux. Un autre problème, l'en-tête d'un paquet IPv4 est variable. Ça veut dire que l'en-tête des paquets n'est pas forcément prédéfini. Ça veut dire qu'un routeur qui voit passer un paquet IPv4 doit déjà aller chercher la taille de l'en-tête pour pouvoir le lire, ce qui dans un trafic important n'est pas très performant. Il vaudrait mieux avoir une taille fixe de façon à faciliter le travail des routeurs. Autre argument, mais c'est quelque chose que nous avons déjà évoqué, le schéma d'adressage est fragmenté. Certaines entreprises ont une zone dans l'adressage IP de premier niveau. Par exemple, le premier nombre étant 222, mais d'autres entreprises ne peuvent avoir que des zones inférieures, par exemple, 212.127. Et cela veut dire qu'on doit gérer le réseau avec des classes d'adresses différentes, ce qu'on appelle des subnets, des sous-réseaux, de façon à pouvoir distribuer plus de plages d'adresses à plus de monde parce qu'on a un adressage limité. Ce qu'on a dû faire en fait en IPv4, c'est de passer d'une structure où les classes étaient clairement définies par leurs numéros IP, par exemple, 122.127., etc., ça faisait une classe et une sous-classe, etc., en quelque chose qui définit des sous-réseaux, et pour que ces sous-réseaux soient compris sur Internet, on a dû créer des routeurs spécifiques qui s'appellent des CIDR pour Classless Internet Domain Router, c'est-à-dire des routeurs Internet qui ne gèrent pas les classes par rapport à leurs numéros, mais qui n'ont pas besoin finalement de gérer des classes, on leur passe des informations de subnet également pour qu'ils puissent savoir comment router correctement les adresses. Donc, cette idée de fragmentation veut dire que vous ne pouvez pas deviner en voyant simplement un numéro IP s'il fait partie ou pas du même réseau qu'un autre numéro IP. Il vous faut une information de sous-réseau. Un masque de sous-réseau doit être ajouté. Ça va vous permettre de savoir si ces deux machines sont dans le même réseau ou dans des réseaux différents, tout ça parce que le nombre d'adresses était limité et qu'on était obligé progressivement de prendre des mesures pour diffuser des classes d'adresses à différentes entreprises ou à différents clients. Autre problème d'IPv4… est-ce un problème ou pas ? Mais si on a une configuration manuelle du réseau, on va devoir configurer nos interfaces et nos machines ou bien les configurer pour utiliser un serveur DHCP de façon à ce qu'au démarrage le client se connecte au serveur pour chercher une adresse qui va être déterminée par le serveur DHCP. Mais dans tous les cas, il faut passer sur chaque machine pour indiquer, soit l'adresse du serveur DHCP, soit l'adresse fixe. Ne serait-il pas plus pratique, dans un certain nombre de cas, qu'il y ait une configuration automatique du réseau même si on n'utilise pas du DHCP ? Sans serveur qui va dynamiquement attribuer un numéro de machine. On pourrait penser à une configuration automatique, mais quand même avec des adressages fixes. Autre problématique, ce qu'on appelle le NAT qui est la traduction d'adresses à travers le réseau. En fait, c'est très simple. Si vous n'avez pas assez d'adresses IP pour le monde entier, qu'est-ce que vous faites ? Vous faites votre réseau d'entreprise avec des adresses privées et ensuite lorsque les machines de l'entreprise doivent se connecter à une machine visible sur l'Internet, eh bien, le routeur prend le paquet IP, rajoute une information supplémentaire, l'envoie plus loin jusqu'au serveur qui peut être le site Web de Google, et ensuite Google renvoie un paquet pour le client qui passe à travers le routeur qui lit l'en-tête et qui va grâce à cette information supplémentaire renvoyer le paquet au bon client à l'intérieur de son réseau. Ça veut dire que c'est quelque chose de supplémentaire à configurer, que c'est une charge supplémentaire également au niveau du routeur de l'entreprise, ça veut dire également qu'il ne s'agit plus du tout du rapport entre une machine et une autre à travers l'Internet. On est obligé de passer par des intermédiaires qui cachent les choses. Alors, vous pourriez me dire, en termes de sécurité c'est intéressant, mais on n'a pas besoin de ça puisque les firewalls existent pour assurer la sécurité et ils savent traiter des adresses IP visibles sur l'Internet, ce n'est pas un problème. Donc, on perd cette relation d’un à un, d'un point à un autre, qu'on avait à la base sur l'Internet. Donc, vous voyez que par rapport à IPv4, on peut faire beaucoup mieux, et on peut encore faire mieux sur un certain nombre de points qui font qu'IPv4... surtout avec l'importance prise par l'Internet de nos jours ... eh bien, IPv4 peut être fortement amélioré.

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Thématiques :
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Date de parution :6 févr. 2017

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