L'essentiel de Photoshop CC 2015

Comprendre les bits d'une image

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Photoshop CC permet de travailler des images en 1, 8, 16, ou même 32 bits ! Qu'est-ce que cela veut dire ? Vous allez définir cette notion et voir comment faire votre choix.
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Transcription

Nous allons parler ici de la profondeur d'une image. Photoshop permet de travailler des images sous différentes formes. De 1 bit par pixel jusqu'à 32 bit par pixel. Une image couleur RVB, comme celle-ci, est constituée de trois couches. Chacune de ces couches va décrire la couleur par la valeur de la lumière enregistrée. Sur une image noir et blanc, une seule couche pour donner simplement une seule valeur. Une image couleur n'est jamais, donc, que trois images noir et blanc chacune répondant à la perception de la lumière, à travers les filtres de couleurs, rouge, vert et bleu. La couche sensible au rouge au vert et au bleu, sont cumulées pour déterminer une image couleur. Une image noir et blanc peut être également positionnée avec une seule couche mais elle peut être présentée de différente façon. Nous allons voir, ici, ce qu'est une image, en regardant son histogramme. L'histogramme montre, ici, sous la forme de pixels positionnés de gauche à droite, l'étendue des valeurs correspondant à chacune des valeurs intermédiaires entre le noir et le blanc. Et ce, bien entendu, pour l'affichage de cette image quand on prend le menu Niveaux, on retrouvera bien ces valeurs, avec la représentation sur la partie gauche des pixels noirs. Ici, peu nombreux, des pixels gris moyen, plus importants en nombre, un creux dans les pixels qui sont dans ces valeurs, puis, au contraire, une grande quantité au niveau des pixels de cette valeur, avant de redescendre progressivement sur des valeurs, jusqu'au pixel blanc de l'image. La représentation de l'histogramme montre donc toujours des valeurs positionnées, de gauche à droite, sous cette forme. Si l'on regarde ce qu'il se passerait sur une image en 16 bit. Je prends ici une image très abîmée, dont les valeurs ne représentent ni les blancs, ni les noirs, mais exclusivement les gris. Si je regarde l'histogramme de cette image, automatiquement l'histogramme me montre un concentré dans la zone centrale. En effet, tous les pixels de l'image représentent des gris situés entre cette valeur et cette valeur. Il n'y a aucun pixel blanc, aucun pixel noir. Nous allons voir, en rapprochant nos curseurs, ce que l'on va pouvoir obtenir comme résultat. Si mon image est codée sur 16 bit, cette image contient alors, jusqu'à plus de 65 000 nuances. Si je prenais, même, ne serait-ce que 10% de ces nuances, j'aurais encore largement de quoi avoir une richesse dans l'image. On le voit, d'ailleurs, par l'histogramme que l'on obtient après ce résultat et qui permet d'obtenir une approche de l'image, relativement de bonne qualité. Avec toutes sortes de nuances intermédiaires. Si l'on était parti d'une image qui soit codée que sur 8 bit, tel que le format JPEG enregistre les images, et bien nous aurions une pauvreté dans l'image qui fait que si l'on ne prenait que les 10% du milieu et qu'on les étalait, on obtiendrait un peigne, sous cette forme. En effet, s'il n'y a que 256 valeurs et que vous prenez 10% vous avez 25 valeurs. Dès lors qu'on monte en valeur, par exemple, ici, codée sur 8 bit par pixel, on voit que le résultat est très faible. Mais dès lors qu'on monte au-delà de 8 bit par pixel, ce que fait le capteur d'un appareil photo numérique en vous fournissant un fichier RAW, eh bien, on va pouvoir aller beaucoup plus loin et obtenir, par là, beaucoup plus de nuances. Regardez ce qu'il en est si je zoome sur cette image, Je vois la pauvreté des valeurs puisqu'elles ne représentent ici que quelques valeurs de gris, et non pas toutes les nuances intermédiaires pour obtenir la douceur et la transition nécessaire. Une image peut aller plus loin lorsqu'elle est codée sur 1 bit par pixel. C'est la base-même de l'image numérique avec un pixel, représentant 0 pour l'absence de lumière : le noir ou 1, pour la présence de lumière : le blanc. L'image pourrait être codée sur 2 bit par pixel, deux chiffres, « 00 » afficheraient le noir, « 01 » le gris foncé, « 10 » le gris clair, puis « 11 », le blanc. On obtiendrait alors une image avec des nuances, comme celle-ci. On retrouve bien, effectivement du blanc, du noir, mais également deux valeurs de gris intermédiaires. On pourra aller plus loin, avec une image codée sur 3 bits par pixel, qui représenterait alors 8 niveaux, puis 4 : 16 niveaux, puis 5 : 32 niveaux, 6 : 64 niveaux, 7 : 128 niveaux, et enfin 8 : 256 niveaux. Une image 8 bit est couramment utilisée. D'abord parce que le format JPEG ne vous fournit que des images sur 8 bit, ou, plus exactement, sur trois fois 8 bit, 8 bit par couche colorée, l'image couleur est donc une image dite 24 bit. Nous avons, à ce moment-là, jusqu'à 16 700 000 couleurs disponibles, en ayant, 256 valeurs d'éclairement possibles à travers la couche du rouge, celle du vert et celle du bleu. Quel est l’intérêt de passer au-delà ? Ce qui est possible, bien entendu, eh bien tout simplement, que l'on va pouvoir aller, lorsque l'on est sur 16 bit, sur une image qui contiendra plus de valeurs encore. Si j'obtiens en 1 bit, deux niveaux, en 2 bit, quatre, puis 8, 16, 32, 64, 128 jusqu'à 256, en 8 bit, eh bien, en 16 bit, on va pouvoir aller plus loin. Si je passe de 8 à 9 bit, je passe de 256 à 512, 1024, 2048, 4096 et l'on peut continuer comme ça jusqu'à plus de 65 000 niveaux, en 16 bit par couche. Les appareils photo numériques ne fourniront probablement des images qu'entre 12, et 14 bit, ce qui est déjà colossal. Mais le tout se retrouve dans une enveloppe 16 bit. Il n'existe pas d'enveloppe intermédiaire. Ce sera soit une image 8, soit une image 16 bit. Et pourtant, dans ce menu, vous voyez bien que l'image peut être affichée également en 16 bit, comme cette image couleur, mais également, en dessous, en 32 bit par couche. Cela sera une spécificité des images dites HDR. Photoshop offre, pour cela, la possibilité de fusionner plusieurs images, en HDR, pour obtenir une dynamique extrêmement large, bien au-delà de ce que peuvent faire chacun des capteurs. Quoiqu'il en soit, ce qu'il faut retenir, c'est que l'image photographique que vous allez traiter couramment, si vous travaillez en RAW et développez vos images, dans Photoshop ou ailleurs, Lightroom, par exemple, vous travaillerez sur des images qui sont codées sur plus de 8 bit et qui vous permettront, avec des corrections nécessaires, de conserver une richesse dans les valeurs intermédiaires. Si vous vous bloquez sur 8 bit, ce que propose le format JPEG, eh bien il vous faudra être très consciencieux sur la qualité de l'exposition de votre image. Mais, également, pour la couleur, sur la température de couleur, puisque toute modification ultérieure deviendra beaucoup plus délicate, et surtout, engendrera beaucoup plus rapidement des problèmes d'artefact ou de perte de qualité, au niveau de l'image. Photoshop peut travailler en 48 bit, c'est-à-dire trois fois 16 bit, 16 bit par couche colorée, ou encore en 24 bit, trois fois 8. Dans tous les cas de figures, ce qu'il faut savoir, c'est que si votre image est correctement exposée, qu'il n'y a pas de problèmes entre les hautes et les basses lumières et que la température de couleur a été respectée à la prise de vue, vous pouvez, sans aucun problème, rester sur du 8 bit. D'ailleurs, le format JPEG ne vous fournit que cela. En revanche, si vous travaillez à partir d'un fichier RAW, vous pouvez toujours aller jusqu'à Photoshop en gardant du 16 bit, ce qui vous permettra d'aller plus loin, mais pour un fichier deux fois plus lourd. Cela n'est nécessaire que dans certaines conditions particulières. Quoiqu’il en soit, lorsque vous arrivez dans Photoshop, votre fichier est développé et donc, le fait de travailler en 16 bit au lieu de 8 bit, vous donnera plus de facultés à aller rechercher des détails dans des ombres, mais ne vous donnera pas toutes les possibilités de ce qu'on peut faire, dès le développement.. L'idéal est donc de passer le temps nécessaire au niveau du développement des fichiers RAW dans le logiciel qui vous le permet. Que ce soit caméra RAW si vous travaillez dans Photoshop, ou Lightroom. Et, à ce moment-là, obtenir le meilleur résultat avant de parvenir dans Photoshop.

L'essentiel de Photoshop CC 2015

Abordez les principes de l’image numérique pour comprendre son usage dans Photoshop. Parcourez ensuite l’interface, les panneaux, les outils, les calques, les masques, etc.

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