Jeff Weiner – Définir une culture et un plan d'évolution

Comment la communication a-t-elle évolué ?

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Chez LinkedIn, Jeff Weiner a mis en place un processus de sondage des employés avec un franc succès. Il souligne l'importance et l'utilité de la transparence dans l'entreprise. L'une des valeurs essentielles chez LinkedIn est ce qu'il appelle « agir en propriétaire », en inspirant aux employés le sentiment qu'ils peuvent influer sur l'orientation de l'entreprise.
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Transcription

Comment la communication a-t-elle évolué ? La notion de changement me ramène à une autre notion déjà abordée : celle du tissu conjonctif et de la communication en phase de croissance. Il est plus facile de se parler tous réunis dans la même pièce que disséminés à travers la planète. Il y a une méthode qui, selon moi, s'est avérée très bénéfique, et pas juste anecdotique. Nous sondons nos employés. Ce sondage semestriel est en place depuis des années. Et l'élément qui obtient systématiquement le meilleur score est notre réunion générale bimensuelle. Je réunis notre personnel tous les 15 jours. Tout a commencé en rassemblant nos 338 employés à la cafétéria. Aujourd'hui, cette réunion est diffusée dans nos 30 villes. Ceux qui se trouvent dans des fuseaux horaires trop décalés peuvent l'enregistrer afin de la visionner avec leur équipe en fin de semaine. Cette réunion générale est consacrée à nos priorités opérationnelles. Nous débattons de ce qui se passe dans l'entreprise, le bon et le moins bon, et ce en toute transparence. C'est un outil qui s'est avéré inestimable pour marteler l'essentiel et garantir la compréhension du message de l'entreprise – mission, vision, valeurs, bénéfices, etc. – tout en mettant en lumière ce qui marche pour mieux tirer parti de nos meilleures pratiques, en soulignant tout ce qui va bien afin de remercier et féliciter qui de droit et, plus important encore, en identifiant tout ce qui va mal afin que tout le monde apporte sa contribution et réfléchisse aux moyens de remédier à ces problèmes et d'en tirer des leçons. La réunion générale est donc inestimable. Le changement le plus notable que j'ai remarqué à divers stades pas très éloignés des chiffres que vous avez donnés – aussi l'une des leçons clés que j'ai retenues et l'une des valeurs les plus essentielles que nous devons renforcer –, c'est ce que nous appelons « agir en propriétaire ». Je pense que les entreprises les mieux développées sont celles dont chaque employé, quand il parle des difficultés ou des opportunités qui se présentent, dit « nous » et pas « l'entreprise ». Or, quand on commence à se sentir contrarié ou agacé, dans une entreprise qui fatalement, je pense, connaîtra des problèmes, on dit souvent : « Pourquoi l'entreprise agit-elle ainsi ? ». Comme si l'entreprise était détachée de nous, une machinerie bureaucratique froide et impersonnelle. Mais c'est nous. La direction gère l'entreprise. Sans parler de moi ni de mon équipe, je parle ici plutôt de nos subordonnés. Nous rappelons bien à nos vice-présidents qu'ils gèrent notre entreprise au quotidien. C'est important qu'ils ne l'oublient pas, sinon ils risquent de se reposer sur leur expérience passée au sein de grandes entreprises où ils ne se sentaient pas vraiment intégrés et dont ils ne pensaient pas pouvoir infléchir l'orientation. Je me suis juré que, si j'étais un jour le responsable d'une entreprise, quelle que soit sa taille, tous mes employés pourraient toujours y apporter leur contribution. Le phénomène est, en effet, inévitable. Les chiffres sont là. Vous passez de 100 à 500, puis 1 000, 5 000, etc. et, à chacun de ces paliers, vous le sentez. C'est palpable. Les employés croient évoluer dans une machinerie incontrôlable, mais non ! Dès que vous pensez qu'elle est incontrôlable, devinez quoi ? C'est ce qu'elle devient. Dès que vous vous posez en victime au lieu de penser que vous pouvez avoir une influence, vous devenez une victime. Renversez la vapeur. Ce ne sont pas que des mots, c'est vraiment ainsi que les choses se passent. Si vos employés savent qu'ils sont libres d'exprimer leurs frustrations et de suggérer des solutions, vous pourrez essayer ces solutions et exécuter leurs idées. D'où un sentiment fort de tous d’être des parties prenantes et que l'entreprise, c'est nous. Cela me semble être un point capital.