La finance pour les managers

Calculer la capacité d'autofinancement et le flux de trésorerie d'exploitation

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Pour investir, il est nécessaire de trouver des financements et c'est pourquoi nous allons maintenant passer à la troisième partie de l'analyse, l'analyse du financement. Nous allons analyser le financement de deux façons différentes. Nous ferons une analyse dynamique et une analyse statique. L'analyse dynamique est dite « dynamique », car elle nécessite d'avoir des chiffres comptables sur plusieurs années. Nous regarderons comment l'entreprise a financé ses investissements au cours du temps. L'analyse dynamique s'intéresse à la façon dont l'entreprise a financé son activité et s'intéresse de voir comment l'argent liquide circule. L'analyse statique, elle, est dite « statique », car elle ne nécessite que le dernier document comptable et nous analyserons la situation de financement de l'entreprise à un moment donné sans nous préoccuper de l'évolution dans le temps. Mais avant de commencer l'analyse, nous allons d'abord voir comment calculer la capacité d'autofinancement et pour cela, je vais d'abord insister sur le fait qu'on va s'intéresser à l'argent réel et pas à l'argent virtuel. Ça veut, par exemple, dire que dans les calculs on ne prendra pas en compte les dotations aux amortissements. Partons d'une situation simple. Imaginons une entreprise qui n'a pas de stock, ne doit pas d'argent à ses clients et dont les fournisseurs n'accordent pas de crédit. Imaginons que le chiffre d'affaires est de 100. Calculons l'argent que gagne l'entreprise au vu des chiffres du compte de résultat simplifié de l'entreprise qui s'affiche à l'écran. Le chiffre d'affaires est égal à 100 et donc, comme tout ce qui est comptant, l'argent comptant est bien de 100. La consommation de matières premières est de 40, donc moins 40. Les frais de personnel, moins 20. Ce qui nous intéresse c'est l'argent réel, nous allons donc ignorer les dotations aux amortissements. On écrit « 0 » dans la ligne « dotation aux amortissements ». Ensuite, il y a les frais financiers, moins 12, et là, c'est de l'argent réel, donc on le prend en compte. Comme on considère qu'il n'y a pas de stock, pas de crédit client et pas de crédit fournisseur, on a zéro dans ces trois lignes. Il faut ensuite enlever l'impôt sur les sociétés et c'est de l'argent réel, donc on inscrit « -6 ». Ce qui nous intéresse, c'est l'argent réel, donc l'argent gagné est de 22 et non de 12. Ce 22 gagné en argent comptant est l'argent disponible. C'est la capacité d'autofinancement, qu'on appelle aussi la « CAF ». Prenons maintenant le même exemple, mais en changeant quelques hypothèses. Nous allons supposer que les fournisseurs sont payés à 50 jours et que les clients paient à 45 jours. Si j'intègre ces hypothèses et que je recalcule la trésorerie, nous avons les nouveaux chiffres suivants. Comme le client paie à 45 jours, le chiffre d'affaires est de 81. Alors attention, j'ai choisi cette valeur arbitrairement. C'est moi qui vous donne ce chiffre, car sinon il me faudrait connaître le détail des encours clients. La consommation de la matière première est de moins 28. Attention, là encore pour les mêmes raisons, j'ai choisi cette valeur arbitrairement, car sinon il me faudrait connaître le détail des encours fournisseurs. Le coût du personnel est toujours de moins 20. Les dotations aux amortissements ne sont pas prises en compte, car c'est de l'argent virtuel et les dotations sont donc toujours de zéro. Les frais financiers sont toujours de moins 12, car les banquiers n'accordent pas de délai et l'impôt sur les sociétés est toujours de moins six. Quand on fait le total, on arrive à 15. Ce 15 est la capacité d'autofinancement réel. Elle prend en compte la variation du BFR. Eh oui, car si le chiffre d'affaires est égal à 100 euros et que j'ai encaissé seulement 81, c'est que le crédit que j'accorde à mes clients est un crédit supplémentaire. Le poste client, c'est-à-dire ce que me doivent les clients entre le début et la fin de l'exercice, aura augmenté de 19, c'est-à-dire 100 euros de chiffre d'affaires moins 81 euros, l'argent comptant que j'ai réellement encaissé. Maintenant, au prochain exercice comptable, il peut y avoir d'autres variations du BFR et on peut imaginer un chiffre d'affaires de 103 euros, alors qu'on a vendu que pour 100 euros. Cela correspondrait à une situation où il y aurait 100 euros de vente et trois euros payés par des clients de la période précédente. Le poste client diminuera de trois euros. Le poste client c'est ce que me doivent les client. Donc, pour avoir l'argent que génère l'entreprise, il faut calculer la CAF moins la variation du BFR. Le nom qu'on donne à ça, c'est le flux de trésorerie d'exploitation. Gardez bien à l'esprit que ce qui doit vous intéresser ce sont les flux d'argent réel, c'est pourquoi le flux de trésorerie d'exploitation est intéressant.

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