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Les fondements de la photographie : Photo de nuit et en basse lumière

Appliquer du light painting derrière l'appareil

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Découvrez la technique du light painting et créez des effets subtils. Cette technique permet d'ajouter de la lumière à l'éclairage ambiant.
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Dans cette formation, nous avons surtout utilisé la lumière naturelle. Nous avons également évoqué le flash, mais, globalement, nous avons travaillé avec la lumière disponible. Vous avez constaté que, bien souvent, travailler en basse lumière impose une vitesse d’obturation très lente. L’obturateur reste longtemps ouvert afin de capter le maximum de lumière pour créer une image. Mais, en même temps, vous pouvez manipuler la lumière. Vous pouvez en ajouter, et carrément peindre avec de la lumière. Je ne parle pas de donner l’aspect d’une peinture, mais de contrôler l’éclairage dans l’image. C’est ce que nous allons faire ici. Vous ne la voyez pas encore, mais Heather est assise au milieu d’arbres aux branches noueuses. Et mon but est de créer une image dans laquelle Heather est éclairée, mais pas les arbres. Vous vous demandez pourquoi ne pas utiliser un flash, tout simplement ? Dans ce cas, tout sera éclairé. J’aime bien la manière dont la lumière ambiante éclaire les arbres. Et j’aimerais simplement éclairer Heather un peu plus. On va donc la peindre avec une lampe torche pendant l’exposition. En fait, on n’est pas loin de la photo au flash. Je ne connais pas votre expérience dans le domaine du flash, mais la manière habituelle de travailler consiste à exposer pour la lumière ambiante, puis à déterminer la quantité de lumière fournie par le flash. On va faire la même chose ici. Pour avancer, j’ai composé l’image avec les techniques des leçons de photo de paysage. J’ai augmenté la sensibilité ISO pour prendre rapidement des images test et affiner le cadrage. J’ai fait le point de la même façon, en demandant à Heather de tenir la lampe torche. Le cadrage et la mise au point sont faits. Et maintenant, je réfléchis à l’exposition. J’ai fait quelques essais, en donnant la priorité à la profondeur de champ. Bien sûr, mon appareil aimerait bien profiter de la pleine ouverture de cet objectif lumineux, à f/2,8, mais, dans ce cas, la profondeur de champ sera trop faible, et comme ces arbres ont du volume, je dois fermer le diaphragme. Je pourrais fermer à f/8 pour accroître la profondeur de champ, mais, dans ce cas, Heather devra rester immobile bien plus longtemps. J’ai donc choisi f/4. À f/4, le temps de pose calculé par l’appareil est d’environ 20s. Pour l’instant, il y a l’éclairage du tournage, et il va falloir l’éteindre le temps de la prise de vue. Il va faire bien plus sombre, c’est pour ça qu’il faut 20s. D’abord, je vais prendre une photo sans l’effet de light painting. Greg, peux-tu éteindre ? Vous voyez, il fait très sombre. Heather, es-tu prête ? Heather : Oui oui ! Ben : Il faut qu’elle reste parfaitement immobile. Le blocage du miroir est activé. Et je vais exposer pendant 20s. Cela me permettra de capter la lumière ambiante, de vérifier si mes réglages d’exposition sont corrects, et s’il y a assez de lumière ambiante pour éclairer les arbres. On ne doit pas être loin de la fin. On est à 1600 ISO, ce qui ne doit pas être un souci côté bruit. Voici l’image. C’est pas mal du tout. Il y a pas mal de lumière ambiante. Vous voyez, on se croirait en plein jour. L’image sera différente avec le light painting. Je pense que cette image finira en noir et blanc et, donc, peu importe la température de couleur. J’ai exposé un peu plus à droite, ce qui éclaircit l’image. J’aimerais une image nocturne et elle est trop lumineuse, mais, par la suite, je pourrai l’assombrir sans problème. La luminosité ambiante me convient. Il est temps de passer au light painting. D’abord, je vais garder la même exposition, qui est globalement correcte, puis Greg va aller se planquer derrière un arbre, et pointer sa lampe torche sur elle. Bien sûr, si j’étais seul, je pourrais le faire moi-même. Mais j’ai la chance d’être accompagné d’un éclairagiste expérimenté. Il va essayer de ne pas l’éclairer de trop, on a fait quelques essais et défini ce qui semble être la meilleure exposition. Il va compter le temps passé, ce qui nous permettra de contrôler la quantité de lumière pendant les essais. Ben : Prêt, Greg ? OK ! Greg : Oui ! Il éteint et il va se mettre en position. Il a allumé sa lampe torche, et je veux qu’il soit le plus près possible d’elle, pour éviter d’éclairer les arbres et tout le reste. Par contre, s’il se place trop près d’elle, il risque d’être dans le cadre. Là, il se cache derrière un arbre. Greg, j’aperçois ton dos. Peux-tu avancer un peu ? C’est bon et, maintenant, j’aperçois la lampe dans sa main. Sa main bouge dans tous les sens. Bien, il l’arrose de lumière. Il atténue le faisceau de lumière car, à 1600 ISO, l’appareil y est très sensible. Il doit donc l’atténuer le plus possible. Je crois qu’on est prêt. Là encore, le miroir va être verrouillé. Je me sers de la télécommande pour ne pas faire vibrer l’appareil. Le miroir se relève et l’obturateur s’ouvre. Le temps de pose sera de 20s. Après nos essais, Greg connaît la quantité de lumière nécessaire, et il la peint en entier, de haut en bas. Elle essaye de rester parfaitement immobile, malgré le vent glacial. C’est elle qui fait le plus dur du travail et moi, j’attends tranquillement que l’appareil ait terminé. Il y a ici un certain nombre d’éléments qui entrent en jeu. Il faut trouver le bon compromis entre vitesse, pour la lumière ambiante, ouverture, pour la profondeur de champ et sensibilité ISO, pour la lampe torche. Et voici le résultat. On va y jeter un œil. L’effet est subtil mais ça a marché. Elle est suffisamment éclairée pour se détacher de la luminosité ambiante. On l’a simplement peinte avec de la lumière pour la mettre en valeur. J’avais prévu de convertir cette image en noir et blanc. Et, donc, la différence de température de couleur entre la lumière ambiante et celle de la torche de Greg ne me pose pas de problème. Si c’était le cas, on pourrait mettre une gélatine sur la torche, comme un flash. Encore une fois, j’essaye d’obtenir un bon niveau de lumière ambiante, grâce à la vitesse d’obturation et à l’ouverture. Et puisqu’il me faut de la profondeur de champ, j’ai choisi une ouverture plus petite. Bien entendu, je pourrais modifier l’exposition, en augmentant ou en diminuant la sensibilité ISO. Néanmoins, plus la sensibilité est élevée, plus le faisceau de la lampe torche porte loin, et il faudra faire d’autant plus attention si elle est puissante. Si vous avez du mal et que vous envoyez trop de lumière, il faudra diminuer la sensibilité ISO. Et vous gardez quand même la maîtrise de la lumière ambiante avec la vitesse et l’ouverture. Si vous travaillez avec un modèle, essayez de diminuer le temps de pose, ça lui évitera de rester immobile trop longtemps. Notez qu’en plus de la lampe torche, vous pouvez également utiliser le flash comme éclairage stroboscopique. Il suffit d’envoyer les éclairs sur votre sujet ou sur les arbres. Là encore, il faudra trouver un compromis entre sensibilité ISO et puissance du flash, en sachant que vous pouvez ajuster cette dernière. Ici, il s’agit de light painting simple. Cette technique permet d’ajouter de la lumière à l’éclairage ambiant. Vous pouvez créer des effets subtils, comme nous venons de le faire, ou laisser libre cours à votre fantaisie, en éclairant plus que de raison. C’est très facile, mais il faut un peu de pratique et, grâce au numérique, on peut voir les résultats de suite. Alors essayez et regardez ce qu’il se passe en jouant avec les différents réglages.

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