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Aborder la gestion de la typographie

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Gérer l'aspect typographique d'un design revient à trouver la juste place de cette typographie. Découvrez comment aborder ce sujet.
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Transcription

Alors pour ce chapitre de la gestion de la typographie, je ne vais absolument pas parler de classification de typographie. Je ne vais pas parler non plus du moyen de se procurer des polices de caractère, de la façon de les utiliser, de les intriquer dans les logiciels ou des sites sur lesquels on peut les trouver. Je vais plutôt me concentrer sur le choix possible d'une typographie. Quelles polices choisir et en fonction de quels critères. Quand même, deux aspects avant de commencer cette question-là, deux aspects qu'il est important d'avoir en tête quand on veut utiliser une typographie. La première, c'est de considérer le texte comme une masse géométrique dont le poids dans une page est réel, comme on le voit ici. La deuxième c'est de toujours, par rapport à un graphisme que l'on met en page, de toujours réaliser que par rapport à un visuel le texte ne doit jamais être redondant. Et que le texte doit être, je dirais, presque utilisé en minima. Et donc ici on a une mise en page qui reprend ces deux caractéristiques d'une façon très forte. C'est-à-dire que d'une part effectivement, c'est le moins qu'on puisse dire c'est que le mot n'est pas redondant par rapport à la montagne ironiquement, mais en même temps qu'il y a un rapport très fort entre la grandeur de la montagne et le côté presque grêle du texte. Ce qui est intéressant ici c'est de faire comprendre que la typographie a un rapport avec la masse à laquelle elle est confrontée. Et donc comment va-t-on choisir une police de caractère dans un travail ? Bien je pense qu'il est intéressant de partir de ceux qui ont beaucoup réfléchi à la typographie. Par Erik Spiekerman dans ce livre « Stop stealing sheep & find out how type works ». Il explique en fait que par rapport à un travail imprimé le choix de la typographie doit être gouverné par le contenu du message. Et ensuite par les gens à qui on s'adresse, et ensuite éventuellement, par les problèmes techniques, les limitations techniques. Donc ce livre dont j'ai extrait cette citation, présente énormément d'exemples et donc en réalité je pourrais en reprendre énormément. Je vais en reprendre un tout à l'heure. Mais il est extrêmement riche, extrêmement drôle, extrêmement fin. Donc je le recommande absolument. Mais maintenant je vais donner une méthode réellement pratique pour choisir une typographie, qui se base sur John MacWade dans le billet magasine. Il dit tout simplement que pour choisir du texte qui soit lisible, pour lequel tout marche bien, on va dire, le mot clé c'est « moyen ». Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Que la hauteur d’œil d'un texte doit être moyenne. Par exemple vous voyez ici que Centaure, le O est quasiment à la moitié de la hauteur du M. Donc ça veut dire, la hauteur de l’œil est petite. Palatino c'est un peu plus proportionné, c'est un peu plus grand. C'est plus lisible fatalement. Et Caxton c'est grand jusqu'à l'excès. On le comprend très évidemment, vers où ira le choix. Un autre problème est au fond quel type de caractère choisit-on ? Un caractère à empattement ou un caractère sans empattement. Et bien en fait ce problème est quasiment caduc parce qu'en réalité l'œil y est familiarisé et donc l'œil va passer à travers ce problème sans plus vraiment que ça pose problème. On est habitué, on va dire, à lire des caractères sans et avec empattements, Il y a le fait que, un caractère avec empattement guide un peu plus l'œil dans la lecture de longue haleine. Ce dont on peut tenir compte bien sûr pour les compositions de livre. Par rapport à la largeur de caractère, ce qu'on observe ci c'est qu'on a trois types de caractères. Ils sont assez opposés. Par exemple le Futura, le I le J le L sont extrêmement étroits alors que le O ou le M sont extrêmement larges. Et par contre, on a quelque chose d'un peu plus homogène dans le cas de MetaPro par exemple. Il y a un léger empattement au L ou le J prend un peu plus de place etc. Et donc on a une plus grande homogénéité. Et dans le cas de Warnock Pro à cause des empattements, on a une régularité très grande. Si vous regardez par exemple, typiquement dans les stations de métro, les I ont des boucles finales au niveau de la base de la lettre qui permettent de les distinguer plus facilement des autres lettres. Parce que ça prend un peu plus de place et que l'œil les reconnaît. Donc la largeur des caractères est un critère important. Ensuite de façon claire les caractères ne doivent pas être compressés ou condensés certainement pas artificiellement évidemment au sein d'un logiciel mais le choix d'un caractère en soi compressé ou en soi condensé, doit vraiment se faire si besoin en est réellement. Parce qu'il y a une lisibilité qui est quand même vraiment différente. Une différente très forte entre le plein et le délié va induire que, tout simplement, l'œil lit moins bien. Et cette différence ne parvient pas vraiment à repérer la finesse dans des petits corps du délié. Alors, par rapport au plein et au délié, et bien, c'est clair qu'un caractère comme Bodoni, disons, ne facilite pas la lecture par sa très grande différence entre les deux. On voit bien évidemment que dans les petits corps, le délié va finir par se perdre on va dire. C’est assez intéressant de voir comment des caractères comme MetaPro offrent néanmoins un délié, même mineur, hein ? À l'endroit où les boucles des N rejoignent les fûts. C'est assez intéressant de voir qu'il y a malgré tous des variations et donc une lisibilité également. Je présente bien sûr une troisième police de caractère où les plains et les déliés nous paraissent très équilibrés, Kinesis. Alors, pas de contre forme trop marquée. C'est clair que l'avant garde est caricatural de ce point de vue. L'espace dans le O, l'espace dans les lettres, dans les M, dans les N, dans les creux donc, est excessif pour un caractère de lecture a priori quand on compare aux autres. Meta par exemple a une contre forme assez grande, assez ouverte. Ce qui induit également une lisibilité assez grande.

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